27 novembre 2016

90 days they say


Une envie...
Ou tout simplement une occasion qui se présente, une interlude, une parenthèse... Me permettant de laisser courir mes mains entamées sur un clavier qui en aura vu d'autres.
Juste une journée passée à apprécier l'odeur du café moulu, à regarder le chat passer devant la fenêtre, ou encore un rayon de soleil qui daigne pointer le bout de son nez.

Une journée où le repos fut le maître mot.
Coupée du monde. A pouvoir faire le point sur certaines choses et prendre le recul nécessaire sur d'autres.
Il parait que cette remise en question forge ceux qui vont le plus loin. C'est un combat permanent. Une façon de se focaliser sur l'essentiel et de faire table rase de tout le reste. Qui n'est que parasite.

Ce travail sur soi... m'est quotidien. Et encore plus quand j'ai quelques heures pour m'y pencher. Suffisamment de temps pour me faire la réflexion du "comment".
Du chemin pour y arriver.
Pas de place pour les futilités, pas de place pour l'égarement, pas de place pour la pollution mentale et encore moins nerveuse.
Pas le temps de niaiser.

Juste des œillères... les yeux bien rivés sur les objectifs...
Ce "comment" se construit jours après jours, malgré les galères, les petits bobos et ce qui en découle. Les coups au moral doivent être très furtifs. Ne jamais trainer. Ne jamais perdurer car il n'y a pas de temps pour ça.

Se dire que le reste n'attends pas

Les jours passent, le chrono tourne, les limites doivent être apprises et repoussées.
Apprendre à se faire mal, chaque jour un peu plus... Et apprendre à s'armer de patience.
Nous naissons inégaux au niveau des capacités physiques, comme mentales...

Mais... il parait que le travail bat le talent.

Le combat quotidien s'alimente du positif comme du négatif.
Et les pensées en découlent.
Les pensées positives... amènent aux actes positifs.

C'est une question d'état d'esprit.

La seule certitude... Est celle de cette putain de détermination.
Cette notion d'engagement que je me ressasse tous les jours... Cette rage dévorante qui anime l'être.
Cette envie qui grandit chaque jour. Malgré les baisses de forme, malgré ce qu'on pourrait qualifier de performance qui n'est pas forcément au rendez-vous.
L'envie d'aller plus loin, de prouver cette capacité à relever le défi et surcompenser au-delà.

Cette façon de vivre avec ses tripes. 

C'est pas ça qui te fais vivre?
Les tripes. La passion....
Qui te fais danser dans tes mots et jongler avec l'esprit.
Cette chose qui peut te filer les larmes de joie comme de frustration, de satisfaction comme de désespoirs. Les peurs, les doutes, font partie intégrante du processus.... Il suffit d'arriver à vivre avec et les apprivoiser. De devenir plus fort. Et de toujours aller de l'avant....
Il parait que jamais rien ne s'est accompli sans passion.

Pas de répit, pas de trêve.
La Fièvre, quoi.
Pendant des heures...

5 juin 2016

I'm sure it worth it


Pensées positives.

Tu sais, il parait que c'est juste une question d'appréhension de la vie. De vision des choses, et donc d'état d'esprit. Je le répète souvent, ça transcende un être, mais ça aide à se concentrer sur... du positif.
Carrouf était un précurseur.
P o s i t i f
Au fond, qu'est-ce que c'est ? Cela dépend tellement des aspirations personnelles. C'est intrinsèque à chacun, et en même temps universel. Sors ta guitare pour me faire la sérénade de tes ressentis. Mais range ton orgue pour m'entonner ta marche funèbre. 

Mais, la musique adoucie les moeurs.
On entends assez facilement qu'il faut fuir le négatif, et agir comme un héros capable d'endurer des périodes charnières avec force et sang froid. Mais au fond, sommes-nous tous des héros ? Sommes-nous tous capable d'affronter la vie de la façon la plus optimale ?
Et puis, qu'est-ce que l'optimisation, encore une fois ?
Tellement de points dépendant du ressenti.

Il n’est pas nécessaire de faire de grandes choses pour changer le monder...
Au fond il n’y a qu’à se changer soi-même. Une attitude positive et déterminée crée des expériences de vie qui rayonnent, et quand plusieurs d’entre nous se concentrent sur cet objectif, ces pensées donnent naissance à des événements mondiaux positifs.

Ca donne envie, n'est-ce pas ?
Facile à dire.

La même chose se produit quand nous pensons sans cesse à ce qui va mal dans le monde... En se concentrant sur son dégoût de la guerre et des décisions qu’elle implique, on ne fera jamais advenir une paix durable. Même si nous souhaitons la venue d’un monde de paix, vous alimentez le conflit.

Il y a cette notion de pacte de paix avec soi-même
Un amour de la paix et des manifestations positives dans sa propre vie sont une formule beaucoup plus efficace pour instaurer une harmonie durable. Le fait d’être en accord avec soi-même inspirera à parler et agir différemment, ce qui aura un effet domino non seulement sur les gens avec qui nous entrons en contact, mais aussi sur tout le reste. C'est un tourbillon infernal, un cycle, ou plutôt une spirale... positive.

Faire preuve de tolérance.

Voilà un point assez délicat chez nous occidentaux. Mais qui permettrait d'éviter bien des maux.
Faire abstraction de sa petite personne et de ses pseudos principes propres qu'à sa culture et son éducation ne tolérant aucune faiblesse ou médiocrité.
L'élite me dira que c'est une façon de forger. Une façon de construire la personne de façon à ne laisser aucune place à l'échec.

Mais, j'ai apprit que l'échec était la condition du succès.

Sans échec, le succès n’est rien.
Cela va sans doute de soi, mais je dois commencer par rappeler ce point essentiel. Echec et Succès sont les deux versants d’une même pièce. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". Être assuré du succès d’un projet est sans doute le meilleur moyen de ne pas s’en soucier, de ne pas suivre son évolution. C’est en s’efforçant sans cesse de protéger son idée, en la cultivant, en l’enrichissant, en la partageant, qu’on la voit enfin grandir et s’imposer.
Toute réussite mérite une attention particulière.

Il faut savoir jouer aux échecs.

Jouer aux échecs, c’est accepter de prendre des risques, c’est construire une stratégie, anticiper les coups de l’adversaire. Mais c’est aussi, puisqu’il s’agit d’un jeu, accepter l’éventualité d’une défaite. Avoir conscience que l’on peut échouer, et tout faire pour éviter une telle déconvenue. Essayer de comprendre les actions des autres contribuent davantage à l’avènement de la tolérance face à la différence. L’échec est malheureusement mal perçu dans beaucoup de domaines. Mais je n'ai pas envie de parler d'échecs, mais plutôt de leçons.
Churchill disais "Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme". Tu vois? Ca rejoint encore cette notion de positif. Et de considérer les petites failure comme des leçons. Tu apprends, tu n'échoues pas. Cela fait partie de la spirale du succès. De l'évolution. Il n'y a pas de ligne droite, toute tracée. Il n'y a que des virages et des choix. 

On oublie trop souvent les tentatives passées.

Shakespeare a dit un jour 
" Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne...

J'aime mon dicton du bonheur. Ces deux secrets que sont le plaisir et l'oubli.
Ne rien attendre de qui que ce soit, simplement car en face nous avons un être humain avec des forces et des faiblesses, comme nous tous. Un être humain avec des qualités et des tares. Des vices. Et parfois autant d'angoisse et d'anxiété que nous. Une assurance qui se révèle être factice, ou encore une allure sereine parfois liée a sa confiance en sa manipulation.

Nous avons tous connu des déceptions.

Mais ne seraient-elles pas responsables, en grande partie, de notre propre jugement ?
Car l'attente favorise l'idéalisation.
Or l'idéalisation mène forcément à la déception.
C'est pas le monde des Bisounours, dommage.

C'est pourquoi il faut agir et penser en se concentrant sur ce qui est en notre pouvoir.
Ce qui fait que certaines vies soient si mesquines et si peu productives, c’est à cause de cet oubli de vivre dans le moment présent ; Avec un oubli de se concentrer sur ses énergies, ambitions, attention, ou encore son enthousiasme sur le moment actuel.

Peut-être est-ce cela le secret ? Jouir du jour, et ne pas permettre aux soucis et aux appréhensions du lendemain de venir dérober ce qui appartient à aujourd’hui ;


Ce droit inaliénable d’être heureux.

22 décembre 2015

It's coming very soon mothafucka

Je m'aperçois que le recul n'est pas une question d'années, ou encore de passé. Il est juste question d'état d'esprit. Du moment, ou de la réflexion instantanée. De maturité, propre à chacun. Les jours se comptent en heures ou en années lumières. La vie va trop vite. Trop longue ou trop vive.

 Je pourrai faire un point sur beaucoup de choses. Un point sur ma vie, sur mon état d'esprit à l'instant précis de ces quelques moments trop courts passés à écrire. J'écoute du son qui fait bander, des notes graves qui me font sentir doucereuse. Il en faut peu à une personne charnelle. C'est peut être ce son qui me fait poser quelques mots ce soir, au repos. Pas de verre ce soir, pas de tête à tête ni de retrouvailles. Juste la musique et moi. Une sérénité qui envahit un être.

 Un tournant s'annonce. Une partie du plan que j'ai pu entamer s'achève dans peu de temps. Très peu de temps. Juste de quoi cligner des yeux. Sourire, et regarder ce qui a été accompli avec un rictus mièvre. Me dire que ça n'est que le début. Que j'attaque de beaux projets l'esprit libre et serein.
Serein. Pas si sûr.
 Si on me connait on sait que ma sérénité est singulière. Qu'elle n'est que pour ce qui ne m'est qu'extérieur grâce à ce recul qui est mien. Ma non inquiétude... m'inquiète. On ne peut parler de confiance en soi, c'est faux : Mais d'assurance face à des situations qui ont toujours l'occasion d'être maîtrisées. Intelligence pratique ? Peut être. En tout cas, le système D est mon ami.
Non, la sérénité m'est inconnue en matière sportive, et ce qui touche à mon avenir proche.
L'anxiété et la pression sont des leitmotiv, pour lesquels, je dois l'avouer, je ne sais nullement si cela m'apporte ou non. J'ai la boule au ventre, mais elle me transcende. J'arrive à faire abstraction du reste, et me focaliser sur "le job".
Placebo? j'en doute. Ou alors si, mais par des mots. Par les mots bien placés qui interfèrent au mental. Seul face à soi-même, mais aussi dans l'adversité.
Car on ne peut se le cacher. Quand tu es compétiteur dans l'âme, tu vas la chercher, l'adversité. Et tu veux faire mieux. Donc, faire encore plus le job. S'arracher, se faire mal, s'envoyer, déconnecter. Mais aussi accepter ses faiblesses et ses moments de doutes. Travailler dessus, encore, et encore. Combler ces faiblesses... Combler cette détresse face à une épreuve.. et se dire "plus jamais".
Je l'ai, cette anxiété.
 Pression? Pas pour les gens. Les gens, on s'en fou. Les autres auront toujours un avis. Mais ma pression n'est pas une mauvaise pression. Ce n'est pas la peur de l'échec. C'est la volonté de réussir.

 Ainsi, ma sérénité n'est d'égale qu'à mon état du moment. Cela vaut pour tout le monde me diriez-vous. C'est vrai. C'est pourquoi je m'aperçois qu'en réalité, c'est un état d'esprit sur le long terme. Une philosophie de vie qui dépeindra la tienne. Le bonheur, en soi. Le verre à moitié plein, aussi.
Le bonheur est un état d'esprit, on ne cessera de le répéter.
Je n'ai pas à faire semblant. Je n'ai pas de comptes futiles à rendre. 
Je n'oublie pas d'où je viens. Et la reconnaissance, elle, est puissance mille.

 J'ai juste pris conscience depuis quelques temps que la vie, il faut la vivre sans se poser de questions. Apprécier le moment et basta. Le lendemain n'est que du bonus, comme elle et moi peuvent dire. On le sait, on se le répète, et on leur répète... Mais c'est encore une question de vision des choses.

 Vie comme si tu devais mourir demain. Ne prend que le bon. Et après, ça n'est que du bonus.
Le jour où tu auras accepté ça, tu auras gagné en force.
Car c'est une protection sans faille. Du moins, jusqu'à présent.
Sans pitié? Non. Juste méfiante. Et ça réussit bien.

Ainsi, j'aime me dire que chaque chose est unique. Je perds parfois le contrôle de ma vie, je suis souvent paumée, mais jamais trop longtemps. Car j'ai apprit (sur le tas) que j'étais dotée d'une capacité de rebondissement phénoménale. Ainsi j'avance dans la vie, en me foutant des œillères, je ne regarde jamais en arrière. En éternel projet, je me fixe  des objectifs qui une fois atteints en créent d'autres et ainsi à l'infini. Mais j'ai peur de perdre. Mes peurs sont fondées; Je peux connaitre l'échec. 
Mais, le seul échec, c'est de ne pas se relever.

Alors, à bientôt.
 Peut être dans moins longtemps, si je m'y tiens.
Mon état d'esprit ne change pas.
Il m'est alors difficile de faire la part de ce qui est bien ou mal. J'ai beau avoir du recul sur pas mal de choses, je reste un petit machin sans prétention.
Alors, tout baigne.

J'suis gentille je partage  et . Puis  aussi 

11 juillet 2015

Recovery


Recovery.
J'aime bien ce terme. Cette recherche de plénitude et de sérénité.
Finalement, ça bouge.

J’ai arrêté de courir.

Au sens figuré, parce que je n’ai jamais vraiment su courir. J'suis pas bonne a la course. Par contre, à l'école j'aimais pas perdre donc je relevais les challenge et j’aimais la poussée d’adrénaline que ça apportait...
Est-ce que cela est révélateur de certains points ? Est-ce que les domaines qu’on aime et dans lesquels nous ne sommes pas trop mauvais veulent dire quelque chose, ou est-ce que c’est l’inverse ? Je suis sagittaire ascendant lion, c’est vrai que je rugit parfois un peu trop fort, mais je ne suis pas vraiment optimiste et pour me l’être pris en pleine tête, apparemment pas si sympathique au premier abord. Je crois pas spécialement dans l’astrologie de toute façon. J’ai des runes et un jeu de tarot divinatoire à la maison, mais je ne sais pas si je crois au destin. Je pense que je crois au karma. Parfois je suis infecte et je le paye... Parfois je ne le suis pas et ça passe.

Il y a des périodes où tu remets beaucoup de choses en questions. Ce sont des périodes charnières, où tu fais le point, où tu te situes et où tu fais des choix. Je sais pas si c’est depuis que je prends du recul par moments, mais parfois j’ai l’impression que mon intérieur fonctionne à plein régime. je sens mes membres commencer à gigoter, comme s’ils étaient impatients, que finalement ce n’est pas juste mon cerveau qui mouline, qui a envie de faire changer les choses, mais que mon corps l’accompagne. J’ai parfois des émotions complètement exacerbées, un rien va me donner envie de pleurer. Cette sensation d'impuissance et de lourdeur qui t'assaillit. Les larmes sont sur le point de monter, mais tu fais tout pour les relâcher, et vite oublier ce millième de seconde de passage à vide... Dans ces moments là il faut que je bouge, que j’aille courir(joke), mais surtout que je me lève l'âme pour arriver à mes fins.
Est-ce que le cerveau peut te faire comprendre qu’il a besoin d’endorphines ?

Il m'arrive de me poser le soir, en faisant le point. Le point sur ma progression, mon évolution, et faire la part des choses entre l'essentiel et le futile. Me remémorer certaines choses les yeux flous, puis me dire que ça n'est pas si grave. Pas longtemps, juste un peu, pour me faire du bien et évacuer la frustration. Je me dis que la clef, c'est de ne jamais lâcher. Quoi qu'il advienne, tu as un objectif. Quoi qu'il advienne, ça prendra le temps que ça prendra, avec les hauts comme les bas, mais garde ton but en tête. Ne l'oublie jamais. Prendre les jours sans, en faisant avec, même si ces jours peuvent se transformer en périodes. Apprendre à être confiante, optimiste, et se dire que cela reste un passage...

Le malheur n'est qu'une pause entre deux bonheurs.


Je suis pleine de petits rituels, qui ne fonctionnent pas forcément. Je me masturbe trop l'esprit pour souvent pas grand chose, et j'apprends à mes dépend comment gérer certaines pressions.
C'est ce qu'on appelle l'expérience.
L'expérience de savoir affronter certaines choses de manière singulières et concrètes. Savoir faire face, avec toute la maturité exigée. Pas de fuites, que de l'affront. C'est un travail de tous les jours, c'est juste l'histoire de la vie. Il faut affronter un double maléfique.

Un lièvre.
Un Némésis.
Une entité qui te pousse à te surpasser, à sortir de tes retranchements.


“La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse.”

- Victor Hugo

19 octobre 2014

Smooth Therapy



F a t i g u é e .

Ça fait un moment n'est-il pas ? Un manque de temps. D'envie. D'inspiration. Une remise en question (saisonnière), un état des lieux, une façon de mûrir en se disant que sa petite vie n'intéresse personne.
Juste une envie d'écrire qui m'anime. Une envie de mettre à plat pas mal de choses qui bouillonnent. Mettre par écrit ce qui va, ou pas. Broder dessus, apposer une paraphe qui n'est que fictive. Une broutille. Une façon de se la raconter.
Se la raconter parce que je ne mets ici que ce qui me convient, vous vous en doutez. Vous vous dites bien qu'avec un minimum de jugeotte je trie mes infos, comme mes sources. Vous êtes convaincus que je peux raconter ce que je veux. Seule moi peut connaitre la véracité de mes propos.
Et, au final, pourquoi "vous" ? J'ai délaissé tellement longtemps cet petit écritoire que mon auditoire a bien du se restreindre. Je pourrai dire "tu". Ou pire encore, me faire un monologue. C'est cool les monologues ; Au moins, je suis toujours d'accord.

E p u i s é e.

La principale raison de mon absence est ce manque cruel de temps, et de patience.
Je me casse le cul. Je peux le dire. Je me le suis cassé, je me le casse, et je vais encore plus me le buriner à l'avenir (charmant). Je ne compte plus mes heures passées à essuyer des tables, à laver des verres, à servir des cons. Je ne compte plus mes heures passées à sourire hypocritement devant tous ces recruteurs pervers, ces pseudos-amis qui n'éprouvent une once d'amour que par intérêt.
Je ne tiens plus à compter toutes ces remarques à la cons envers ma petite personne. D'où cette remise en question constante. 
C'est profondément C r e v a n t.
 
Je passe au-dessus, j'ai appris à avoir beaucoup de second degré avec ces expériences. J'ai l'impression d'avoir vécu la contenance émotionnelle et expérimentale de plusieurs vies en l'espace de quelques mois.
J'ai l'impression d'avoir pris plus de recul que ce qu'il n'était nécéssaire.
Je me suis trompée, parfois. J'ai su rebondir, toujours.
Aucune prétention, non. Je ne suis pas une prétendante au titre. Je n'ai rien à prouver à qui que ce soit, si ce n'est à moi-même.
Me prouver que je suis capable d'aller jusqu'au bout. Capable de progresser, capable d'avancer, d'en vouloir toujours plus, de garder cette dalle intense qui te fait bouffer chaque instant. Capable de le faire, même si ça en dérangera sûrement beaucoup.

"Si vous ne genez personne c'est que ce que vous faites ne compte pas" 

J'ai peut-être évolué.
Tu le sais comme je le sais. Tu es parti, moi aussi, tu es revenu, moi non plus. J'ai pris conscience de certaines choses. J'en ai compris beaucoup.
Il y a du changement dans l'air.
Je veux envoyer valser.
Envoyer valser ce qui est susceptible de détruire, envoyer valser ce qui ne me correspond plus.
J'ai compris ce que je voulais. J'ai assimilé mes besoins. J'ai su ce qui me faisait jouir, ce qui me motivait à avancer, ce qui me faisait me lever chaque matin.
J'ai pensé à ces matins. Toute ma vie. A ce sourire qui se doit de se lever avec le soleil.
Ce sourire que je ne veux surtout pas perdre.
Au fond, est-ce possible ?
J'entame un nouveau virage, un sacré tournant, pilote à bord d'un bolide sûr de lui, ayant une bonne carte, à défaut de bon copilote.
Je vais finir ce que j'ai commencé. Je vais aller jusqu'au bout de mes idées.
Idéfix?
Je vais faire ce qui me motive réellement, à défaut de toutes les critiques extérieures.
On ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie, ça je l'aurai compris. Or, la roue tourne.
Et on ne peut me reprocher de vivre.
Nous évoluons tous. A notre façon, à notre rythme, au bon ou au mauvais moment.
Je ne sais pas si c'est le bon. En réalité, je m'en fou.
J'ai juste envie de tout laisser couler.

E x t é n u é e.

Je suis à cran. Relativisons, c'est pas à la mine. J'ai un toit, je mange, je bosse, j'étudies.
Mais je suis à cran. Je suis fatiguée. Fatiguée de ces exigences, fatiguée de devoir toujours composer, fatiguée de mener tellement de choses de front que même Wonderwoman peut essayer de concurrencer.
Je suis cuite d'essuyer des réflexions à la con. Cuite du manque de respect absolument non fondé. Cuite d'avaler cette gerbe d'immondicités. Cuite d'espérer un retour utopique.

Mais quand un barbu tatoué sait poser quelques mots... Ca soulage.
Il en faut peu.

Et quand on est fatiguée, on est énervée. Plus susceptible que d'habitude. A fleur de peau.
On est  C r e v é e.

Cercle vicieux.
Mais fatiguée de sourire, ça, jamais 



"There is no elevator to success,
You have to take the stairs"

24 août 2014

Brain Holocauste


Je ne m'informe plus. Depuis trop longtemps selon vous. Mais je ne m'en porte que mieux.
Je ne regarde plus la tv, ne lis plus les journaux, n'écoute plus la radio, et je ne fais que survoler les brèves médiatiques de ma chère et tendre insomnie.
Un comble pour une étudiante en communication, isn't it?
Seule ma curiosité est attirée par ce qui me semble en soi intéressant.
Autrement dit, peu de choses.
Je n'en ai cure, de la langue de bois des politiques, du bac à sable des partis, de la dernière appli Android, de la réforme des retraites, du mariage gay, des exploits d'une "équipe" de foot payée des milles et des cents.
J'ai plus d'amour pour les papyrus de National Geographic, les photographies des reporters et ces images qui te prennent aux tripes. La vraie vie, les couleurs, la poussière, la boue, la paille, la vie.
Celle qui fait mal, qui nous fait honte d'être là à se foutre de l'eau sur la gueule par milliers tandis qu'en Afrique l'eau potable est denrée rare.

La vérité qui dérange.
L'ignorance des masses est la puissance des "gouvernants". Le cul gras sur un rocking chair ayant essuyé des têtes plus melonées les une que les autres.
C'est très égoïste de ma part, j'en ai conscience.
Mais j'ai tendance à penser à ma gueule.

On pleure pour un girafon mort dans un zoo. Mais quid de ton steak dans ton assiette? L'holocauste des vaches laitières, qui, après avoir bien pissé ta whey de bb, ton lait volé au petit veau a qui on a fracassé le crâne juste avant, sont tuées dans des conditions plus qu'affreuses. Et je ne devrais même pas dire tuées. Plutôt exterminées. Démontées.
Toi pauvre viandard, ta bidoche pleine d'abcès et d'antibios, complètement schizo, écrasée, mutilée, de la façon la plus inhumaine possible.
Mais au fond tu ne veux pas y penser à tout ça toi. Tu ne veux pas voir le petit veau criant après sa mère qu'on tazze, qu'on découpe alors qu'elle bouge encore, et hurle. Pendant qu'on égorge et saigne à blanc ton petit bout de viande à peine âgé de quelques semaines dans ton assiette.
Non, tu ne veux pas y penser à tout ca.
Tu veux juste apprécier le morceau avec ta moutarde.
Bien sur. Car au fond c'est pas ta faute. Tu n'as fait qu'acheter ce bout de viande. Toi tu veux juste manger.
Toi, gros tas occidental, précurseur du diabète, cholestérol, et autres maladies purement OCCIDENTALES. Comme ta dépression, ta bipolarité, ton humeur maniaco-dépressive et ta fatigue chronique. 
C'est jamais ta faute, mais celle de ton boss qui te met sous pression, de ton doc qui t'as souscris ton prozac et ton myolastan, de l'étiquette sur l'emballage, de ton diplôme, de tes parents, de ton psy.
Mais oui on te comprends. Tu ne veux juste pas savoir.
C'est une volonté.


Tu ne veux juste pas savoir tout ce qu'il se passe. Les mecs du marketing sont très fort hein. Je le sais, ce sont mes études mon lapin.
Je sais que pour attirer le consommateur, il faut savoir user des stratégies adéquates. 
Mais au fond, tellement faciles, quand tu sais comment l'être humain exposé aux médias fonctionne. Et ça change tout.
BRAINWASHING.
Je sais qu'il suffit de dire "élevage optimisé" plutôt que"élevage intensif dans une cage de 1m2 sans air ni possibilité de se déplacer.
Il suffit de dire "progrès" pour cacher "administration médicamenteuse"
Il suffit de dire "transformation" pour cacher "mort inhumaine sanguinolente avec des cris et de la souffrance".

On est très fort avec les mots, les gens de la com et du marketing.
On saurait vendre du sable aux arabes ou des glaçons aux esquimaux. 

Et j'ai les larmes quand j'écris ces palabres. J'ai les larmes de haine, de rage, de tristesse.

J'ai les larmes de voir à quel point nous sommes en train de virer droit dans le mur.
Regarde autour de toi merde !
Lache ton putain de smartphone de merde. Ton ex, ton mec, ta future conquête attendra. Le virtuel n'est que foutaise. Et s'il(elle) n'est pas foutu de le comprendre, mais NEXT !
Lache ta tablette, lâche ton ramassis de pixels. Regarde autour de toi et s'il te plait, PENSE et RAISONNE par toi même.
Et non comme on voudrait que.
Ta réflexion est ta porte de sortie.

Toutes tes décisions ont un impact sur ta vie.

Ta façon de voir les choses.
Pourquoi s'attarder continuellement sur le négatif? pourquoi ? Pourquoi ne pas s'attarder sur le positif et SOURIRE ?
Merde, la vie est un cadeau. Si t'es pas foutu de t'en rendre compte, je t'en prie, prends ton cul blanc d'occidental et va au Sael. Dépression ? Tu penses qu'il connaisse ? La seule question qu'ils se posent est si ils vont manger demain.

Ta nourriture.
Tu penses que te gaver de sucre et de viande nourries aux antibiose est la panacée ?
Et là tu vas me dire : Question de budget ? Merde mais mec, ton corps c'est la machine que tu vas trainer toute ta vie. Alors le respecter, c'est pas LA BASE ?

Ton mode de vie.
Tes relations ne sont que venins? Mais pourquoi les faire perdurer? C'est toi le pilier, je ne le répéterais jamais assez. Fais le tri. Prends le bon.


Et, surtout, arrête de te voiler la face.
Intéresse toi. Intéresse toi à comment les choses fonctionnent. Eteint la tv, vire moi ces grandes chaines publiques où la merde règne. Prends le temps de creuser. Pas le temps? Alors optimise!
Tu ne veux pas savoir toute la merde qui se passe.
Reprenons ALS. Connais tu vraiment cette maladie dégénérative ? Où l'être humain devient un... légume? 
Non, tu préfères les seaux d'eaux froides avec tes potes, ouais. C'est trop triste ça, on veut pas en parler, on veut que l'aspect ludique.
Tu ne veux croire et entendre que ce que tu ne veux bien.

Et tu sais quoi? C'est ça le pire.
C'est que cette ignorance, c'est toi qui te l'administre.
Tout simplement en te voilant la face volontairement.


Sors de ta zone de confort, merde.